Eco, tome 1 : La Malédiction des Schaklebott – Guillaume Bianco et Jérémie Almanza

ECO T1

Informations pratiques :

Titre : Eco, tome 1 : La Malédiction des Schaklebott
Auteur : Guillaume Bianco
Illustrateur : Jérémie Almanza
Editeur : Editions Soleil
Collection : Métamorphose
Catégorie : Album Jeunesse
Genre : Conte
Nombre de pages : 72
Format : 26 cm X 19 cm
ISBN :978-2302005662
Prix indicatif : 14,95 Euros

Résumé de l’histoire :

Approchez braves gens, pour entendre l'histoire,
 Cette sombre litanie, qui vogue dans ma mémoire.
Soyez donc attentifs, prêtez-moi une oreille,
 Vous entendrez un conte, à nul autre pareil.
Eco n'a pas dix ans, son visage est bien blême,
 Mais c'est la vie pourtant, qui coule dans ses veines.
Une triste circonstance, par une nuit de démence,
 Changera à jamais sa paisible existence.
La fable est déplaisante, faites à votre guise,
 Sachez que toutefois, pleurer n'est pas de mise.

Mon avis :

Que la quatrième de couverture et la citation de Kafka au début de l’ouvrage vous servent de mise en garde : Le ton est donné d’emblée, voici un conte susceptible de chambouler les coeurs les plus fragiles. Méfiez-vous donc des albums jeunesse, certains sont moins inoffensifs qu’il n’y paraît et c’est le cas ici, malgré les allures sucrées de l’objet. Ce premier volume d’Eco, qui présage d’autres heures sombres à venir pour l’héroïne, a troublé l’adulte que je suis et je suis bien en peine pour affirmer ou non s’il convient réellement à la sensibilité des plus jeunes.

Chaque chapitre de ce premier opus des aventures d’Eco offre en guise d’introduction un extrait choisi du conte de Jack et le haricot magique. Des parallèles sont donc établis entre les deux histoires, du moins, il me semble évident que l’une est une des sources inspiratrices de l’autre. On pourrait presque parler de réécriture de contes et de contes mêlés, bien que la trame aille encore au-delà. L’épilogue évoque d’ailleurs l’arrivée imminente dans le tome 2 d’ un archétype emprunté à une autre de ces histoires qui ont bercé notre enfance.

Le premier tome d’Eco, c’est le récit d’une quête initiatique qui tourne mal, du difficile passage de l’enfance à l’adolescence, de la confrontation avec la dure réalité de la vie, de la désillusion et de rêves brisés, de cette noirceur qui a envahit le monde des adultes. Cet épisode narre les grandes peurs auxquelles un enfant doit faire face et certains traumatismes susceptibles de lui être infligés, volontairement ou non. Des violences extraordinaires qui rappellent celles parfois perpétrées par l’entourage immédiat ou le monde extérieur, mais aussi d’autres plus familières et sournoises, tapissant notre quotidien, imposées par la société au sein de laquelle l’enfant se verra grandir et auxquelles il n’échappera pas.

Les mots de Guillaume BIANCO ont une saveur douce-amère. Sa plume, bien que poétique, n’épargne aucune souffrance. Elle ne saurait mentir sur l’univers des grandes personnes, ni exagérer ce que peut ressentir un enfant pour peu que l’on sache encore voir à travers ses yeux. Elle dénonce les maux tout en distillant l’espoir magique auquel se raccrocher en chemin. La palette de couleurs de Jérémie ALMANZA est exquise : Du rose, du violet, des lueurs jaune-orangé, un vert boréal… Des teintes chatoyantes et oniriques qui cohabitent avec l’obscurité. Les traits généreux et arrondis de ses dessins apportent un peu de chaleur et de merveilleux dans les terribles épreuves qui attendent Eco.

Ce qui m’a touché chez Eco, c’est qu’elle ne s’avoue pas vaincue. Elle a une vision du monde que les pires atrocités ne parviennent pas à éteindre. Eco incarne ce personnage qui croit en dépit de tout et refuse la fatalité. Elle ne se résigne pas et prend les choses en main. Elle agit selon ses convictions et non en fonction de ce que l’on attend d’elle. Elle est bien plus forte que ne le suggère son innocence mise à mal. J’ai hâte de connaître le sort que lui a réservé l’auteur (avec tout de même la trouille au ventre, vu la conclusion de cette première partie) et de retrouver les ambiances enchantées de l’illustrateur. C’est mon premier « album jeunesse » et il va sans dire que je le recommande plutôt deux fois qu’une.

 

 

 

 

 

 

Confessions d’une lectrice

Tout lecteur commet à un moment où à un autre quelques pêchés plus ou moins capitaux. Ce soir, je passe aux aveux. Je vous invite, qui que vous soyez, à répondre également à mon petit interrogatoire un brin inquisiteur, je n’ai pas trouvé mieux pour faire connaissance…Et n’oubliez pas les petits détails qui vous reviendraient en mémoire, c’est là tout le croustillant de la chose !

1- Un grand classique que tu n’as toujours pas lu :

La saga Harry Potter de J. K. Rowling. J’ai pourtant vu et adoré tous les films, mais j’ai toujours trouvé les couvertures françaises affreuses.

2- Le livre que tu aurais déjà du terminer, depuis le temps : 

Le recueil de nouvelles Legenda Maris de Tanith Lee, une de mes plumes favorites. Cela fait plus de 5 mois que je l’ai entamé. Mais je le possède uniquement en version originale numérique. Je n’ai pas encore le réflexe « liseuse » lorsqu’il s’agit de vider ma P.A.L.. Par ailleurs, même si je me débrouille bien en anglais et ai déjà lu dans cette langue des ouvrages concernant le Féminin Sacré ou encore le Tarot, je débute complètement pour ce qui est de la littérature pure en V.O. Le vocabulaire étant plus riche dans ce genre de lectures, j’ai plus de mal et cela me demande plus de temps pour avancer.

3- Ce livre qui t’a frustrée parce-que tu n’as rien compris :

Le recueil de nouvelles Cru de Luvan. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, pourtant. Mais il semble qu’il me manque quelques clés essentielles à la compréhension de l’ensemble.

4- Un livre que tu as lu en cachette, de peur de te faire pincer :

La Philosophie dans le Boudoir de Sade. Je pense que ma grand-mère (qui m’a élevée) aurait fait une drôle de tête si elle m’avait surprise à lire ce type de bouquins, surtout à tout juste 15 ans. A l’époque, la jeunesse n’était pas aussi dévergondée qu’aujourd’hui. Mais c’était une suggestion de ma prof de français de l’époque, cela a piqué ma curiosité.

5- Tu as préféré le film au livre :

La trilogie du Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien. J’ai trouvé la version écrite indigeste. Peut-être que c’était dû à la traduction de l’époque et non au style de l’auteur. En tout cas, quelle lourdeur !

6- Le marque-page le plus pourri que tu as jamais utilisé :

Peut-être un cure-dents, ahem.

7- L’endroit le plus improbable pour tes lectures :

Au choix, les toilettes ou le cimetière. Pour les premières, je dois dire pour ma défense que je suis contrainte d’y passer sans doute plus de temps que la plupart des gens et j’ai appris à m’adapter. En plus, ça aide à se détendre… Pour le second, il faut tout de même reconnaître que je n’ai jamais trouvé plus silencieux et tranquille, mais cette petite manie m’a quittée avec l’âge et on ne m’y reprendra pas de si tôt.

8- T’arrive t-il de t’endormir en lisant ?

Oui, mais pas forcément parce-que l’histoire est ennuyeuse. Comme je lis de préférence en position allongée, si j’ai la bonne idée de m’y mettre après un déjeuner copieux, je pique inévitablement du nez. Digérer demande beaucoup d’énergie !

9- Cette fois où tu as pleuré à cause d’un livre :

Un récit ne m’a jamais émue au point de verser des larmes. Par contre, j’ai déjà chialé, gamine, parce-que je n’arrivais pas à ranger mes livres par ordre alphabétique. Je me suis soignée depuis. Maintenant, je me satisfais de n’importe quelle place, tant qu’il en reste encore un peu sur l’étagère.

10- Tu en veux encore à ton libraire d’avoir osé mettre en vitrine…

Allô de Nabilla. Oui, Jean-Philippe, tu as osé et j’ai encore du mal à te pardonner cette faute de goût, aussi passagère fût-elle…Hérétique !

11- Tu n’achèteras jamais de livres chez…

La FNAC de Melun. Trop mal rangé, ça me stresse. Je n’y ai mis les pieds qu’une seule fois pour constater l’ampleur du désastre et repartir dépitée.

12- Un auteur que tu aimes lire mais que tu ne supportes pas dans la vie :

Malgré toute l’admiration que j’ai pour son travail et son engagement, j’ai beaucoup de mal aujourd’hui avec le caractère particulier et certaines tendances de Léa Silhol. Personne n’est parfait. Moi-même, je dois en agacer plus d’un.

13- Un auteur pour qui tu as de la sympathie sans pour autant avoir pris la peine de le lire à ce jour ?

Ayerdhal. J’ai toujours su que c’était un chouette bonhomme sans l’avoir jamais rencontré ni lu. Une certitude inexplicable, comme ça. Puisse-t-il reposer en paix…

14- Un auteur que tu ne reliras certainement pas deux fois :

Amélie Nothomb. Je crois qu’on aime ou qu’on déteste. Assurément, je fais partie de la seconde catégorie. Ne me demandez même pas le titre tenté, j’ai complètement zappé !

15- As-tu déjà rendu un livre en retard à la bibliothèque ?

Non. Au pire, je ne finis pas ma lecture et je réemprunte l’objet plus tard. Dernièrement, je n’ai même pas eu le temps de commencer et j’ai tout simplement été contrainte de renoncer. Trop de boulot sur le coup.

16- As-tu déjà abîmé un livre ?

Oui, en renversant par mégarde une tasse de thé. Je ne me souviens plus lequel c’était. Je suis aussi coupable de surlignage intensif (commis sur Electre de Jean Giraudoux) et d’innombrables cornages de page, faute de mieux.

17- As-tu déjà volé un livre ?

C’est arrivé, à l’insu de mon plein gré, je le jure ! J’étais si heureuse que ma Maman veuille bien m’acheter Alice et les Trois Clés de Caroline Quinn (de la fameuse Bibliothèque Verte) que j’en ai oublié de le poser sur le tapis roulant de la caisse. Lorsque je m’en suis rendue compte, j’étais prête à aller me dénoncer au vigile du supermarché. Mais Maman avait… plus urgent à faire.

18- Tu avais dit que tu ne le ferais jamais :

Lire sur une liseuse. J’ai toujours su me remettre en question, surtout quand je réalise combien j’ai tort. C’est quand même bien pratique le numérique. Surtout quand ta bibliothèque déborde et que ton budget livres se voit réduit comme une peau de chagrin, certains mois.

19- Ta plus grosse peur en tant que lectrice ?

Je n’en avais même pas conscience alors mais c’est bel et bien arrivé :  Me retrouver dépouillée de la quasi intégralité de ma bibliothèque suite à une séparation. Je ne souhaite cela à personne, pas même à mon pire ennemi.

20- Un dernier aveu, n’importe lequel, allez !  :

Si je lis dans les transports, je risque de vomir.

Fautes avouées, fautes à moitié pardonnées…A votre tour !

 

Bienvenue à bord !

Bienvenue sur La Barque-Plume !

Ce blog sera consacré principalement au partage de mes  coups de coeur littéraires. Par conséquent, vous y trouverez des critiques d’ouvrages mais aussi des présentations d’auteurs, de maisons d’édition et de challenges auxquels je participerai, quelques tags ainsi que des discussions autour des thèmes très vastes que sont le livre et la lecture. Prêts à embarquer ?

Je vous souhaite de merveilleux voyages au fil des mots,

Capitaine Owly.